20.2.07

..


Ayé... J'ai trouvé le gens qui arrive à enlever toutes les couleurs de mes rêves pour les repeindre sur le gris canevas de la Réalité.

Ayé... J'ai trouvé un autre moi, unanimement reconnu comme l'homme de ma vie par tous les gens sous mon chapeau.

Ayé... Je suis au régime, et j'ai même plus envie de regarder le menu...


C'est grave docteur?
Y

13.1.07

..


Donnez-moi une raison de préférer la Réalité à tous mes rêves.

Hé oui


Aucune confiance en l'avenir.

C'est ça le défaut.

10.1.07

hum



Et ben voilà.

Aprés tout, fallait que ça arrive. J'aurais dû m'en douter.

T'es partie avant moi.

Je t'avais dit, pourtant.

"Attends-moi", j'te disais tout le temps!

T'as toujours été pressée.

T'as toujours voulu tout faire trop vite.

T'étais pas patiente, ça non.

C'que t'as pu t'énerver contre moi...

Alalah. Plus j'y pense plus j'me dis que si tu me voyais maintenant, tu piquerais une de tes grosses colères comme quand on était mômes.

Hé oui. Chui encore là. Toujours là. J'ai pas changé,vois-tu.

Toutes ces années, et j'ai pas changé d'un iota.

Dis-moi.. ça fait combien de temps que t'es là?

Trois, quatre ans?

Bon dieu c'que ça passe vite.

Trois ans?

Ouais. C'est bien ça. Trois ans à venir faire la causette à une pierre tombale.

ça en fait rigoler plus d'un, dans la famille, crois-moi.

Eux aussi n'ont pas changé. Ils ont toujours pas compris.

Nan.

Ce qu'ils sont bêtes, les grands.

Je t'en veux pas, non. Un tout petit peu, peut être. Franchement, t'aurais pu m'attendre.

Tu savais trés bien que sans toi j'ai pas le courage de partir, moi aussi.

Tu t'es vengée hein?

De toutes les fois où j'étais à la traîne et où tu t'es mise en colère?

Enfin bon. T'es partie, j'y peux rien.

Je me souviens encore de ce jour là. T'étais jolie comme tout, en plus. T'avais mis ta robe préférée, la rouge que Maman t'avais cousue.

ça a fait comme un grand papillon rouge. Tout le monde a crié, a pleuré, mais toi et moi on souriait. Et tu souris encore, pas vrai?

Un crâne, ça sourit toujours.

Toujours.

Oooh..



Un espoir? Où çaaaa?
U

9.1.07

Is there any hope?

Pouvons encore nous permettre d'espérer?

Tout est menacé.

Tout.

Rien n'est certain.

Le mal est partout.

Nous vivons dans un monde pourrit jusqu'à la moëlle.

Où est la lumière?

Où est l'espoir?

17.12.06

the tree and the leaf

L'arbre et la feuille
Le livre et la page
La page et la phrase
La phrase et le mot
Le mot et la lettre
La lettre et l'encre
L'encre et la suie
La suie et la flamme
La flamme et le bois
Le bois et l'arbre
L'arbre et la feuille...

Tout se souvient.
Le lin tissé lorsqu'il ondulait dans les champs, le bois du papier lorsqu'il fleurissait au printemps, la plume lorsqu'elle frémissait dans le vent, la pierre lorsqu'elle comptait les siècles de temps.
Tout se souvient.
Et pourtant...
Il existe des objets sans mémoire, issus du monde des hommes, qui ne portent en eux nul espoir, nul parfum, nul trace du monde d'avant. Des objets orphelins, sans paroles, sourds et muets, froids et morts comme autant de pierres tombales.
Le bois se souvient, la pierre n'oublie rien; même le métal garde en mémoire le ventre de la terre d'où il est issu. Mais ces choses venues de nulle part, ces objets forgés de poison et de froideur, comment peuvent-il se souvenir? Comment peuvent-ils dire la terre qui les vit naître, le ciel qui les a contemplé, l'air qu'ils ont respiré?
Ces matières mortes avant d'être nées, ces fils de l'âge des hommes n'ont pour mémoire que celle qu'on leur a donnée, tristes artefacts glacés, éphémères au regard des siècles de l'esprit immortel.
Tendez l'oreille, vous qui vivez. Tendez l'oreille et écoutez les souvenirs des vieux bois, des pierres centenaires; écoutez-les vous raconter les forêts interminables, les champs et les sources; écoutez-les raconter cette vie qu'ils ont contemplé, écoutez, tendez l'oreille aux murmures des vieux objets.
Peut être entendrez-vous le murmure du vent dans des branches depuis longtemps tombées, le bruissement de feuilles depuis longtemps desséchées, ou le susurrement de la vie courant des racines à la cime...

16.12.06

Ploink


Elle jouait, elle chantait sur la colline

Pour rien, pour personne

Pour elle, peut-être.

Pour celui couché en-dessous d'elle?

Pour cet être dormant sous la pierre

Pour ce coeur qui ne battait plus

Pour ce sang qui ne coulait plus?

Pour l'espoir dérisoir de le voir un jour revenir?

Pour faire revivre, l'espace d'un instant

Le souffle éternel des sentiments enfouis.

Chasser les regrets,

Oublier la peur

Meubler le silence de notes chatoyantes

Accrocher aux tombes des rubans de musique.

Jouer, chanter, pour ne pas oublier

Qu'un jour, elle avait aimé..

!

Bluh?


J'aimerais en avoir le courage.

J'aimerais te dire, vous dire, tout ce que j'ai sur le coeur

Etre sincère, pour une fois

Mettre des mots sur les sentiments

Laisser cette poignée de lettres franchir mes lèvres,

Pour s'envoler jusqu'à toi..

Oser, franchir le pas, se lancer

J'aimerais..

J'aimerais aimer.


YYY

Piou


??


Is there any hope?


J'ai tellement voulu espérer..

A force de croire on finit par s'envoler

Je crois que je me suis brisé les ailes dans ma chute..


Is really there any hope?

6.12.06

Avis à la popuation

Je voudrais vous avouer quelque chose.
S'il y a bien un truc qui m'horripile encore plus que les excuses bidons de Wanadoo pour sa ligne-gruyère, c'est les chaînes.
Ouais.
Les mails ou sms que je reçois par cartons entiers chaque jour, qui me promettent monts et merveilles si je le renvoie dans les dix secondes suivantes à x personnes. Nan mais franchement, j'y crois pas une seconde.
Oui oui je sais, moi qui suis hyper attachée à toutes mes petites supersitions, je me moque de ce genre de pratiques.
Mais zut quoi ça n'a aucun sens! Et puis de toute façon vu le nombre de machins reçus et non renvoyés, j'ai accumulé au moins cinquante ans de malheur, tuiles en tous genres dans un nombre incalculable de domaines.
Rien que ce matin, j'ai rajouté huit ans de malheur à mon compteur de poisse.
Alors par pitié, cessez de m'inonder de mails et de sms de cet acabit... Je trouve qu'il n'y a rien de plus déprimant que de recevoir un sms de bon matin qui s'avère être un de ces foutus machins.