Parfois j'voudrais te ressembler, franchir le pas, en être capable.
Tout laisser derrière soi pour partir comme ça, bravo.
Trois sous en poche et des rêves plein la tête, bravo.
C'est pas comme ça que j'imaginais la vie, mais qu'y puis-je avec mes 10% d'humanité?
Parfois j'me dis qu'aprés tout t'avais raison, on a qu'une vie, faut en profiter.
Et c'est ce que tu as fait, tu t'es démené d'un bout à l'autre pour tout voir, tout goûter, tout éprouver, tout tester.
Et aprés?
Aprés?
Tu es devenu un vieux con aigri et blasé qui avait déjà tout testé, goûté, vu et éprouvé.
Y'a des jours comme ça où j'ai pas l'impression qu'on vive sur la même planète.
Je dis noir, je vois noir, vision obstruée; et toi tu t'amènes la bouche en coeur, avec ta palette et ton pinceau.
Et tout me paraît plus clair, ce qui était noir auparavant devient tout blanc, même si je sais que je me trompe, je te crois.
Et puis tu t'en va, tout redevient noir.
T'es comme ça.
Qu'est ce que j'y peux?
Une lettre, c'est quand même plus économique que des heures au téléphone.
Tu dis fuck les nouvelles technologies, monsieur l'écolo, mais moi j'aimerai bien t'entendre plus souvent...
Allez quoi... Reviens...